Tout doit partir du parvis de l'église.
a) l'église : c'est un bâtiment gothique qui a été construit au XIVème siècle, à l'emplacement de la chapelle du prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Michel-en-l'Herm (Vendée). Les murs obliques épaulés par de larges contreforts, le clocher trapu confèrent à l'édifice l'aspect robuste qui caractérise les églises des Mauges de l'Ancien Régime. L'église est restaurée au XVIème siècle (charpente) et au XVIIIème siècle où le clocher est doté d'un beffroi et d'une toiture en bulbe. En 1860, l'édifice est jugé trop petit pour les paroissiens. Malgré le mouvement de reconstruction qui caractérise les Mauges au XIXème siècle, le bâti ancien est ici conservé. L'architecte Duvêtre fait agrandir les transepts et le chœur (un commentaire écrit est disponible à l'entrée). En face, le bâtiment de la poste est daté (1790). C'était la maison de Louis Fizeau, le premier maire du May sur Evre.
b) La maison natale du Général Tharreau qui s'engage dans les armées révolutionnaires en 1792 et qui trouvera la mort en 1812 en Russie lors de la bataille de Borodino. Cette rue est aussi bordée d'anciennes maisons de tisserands dont les caves assuraient une température et une hygrométrie constantes aux travaux de tissage.
c) La rue Pasteur avec ses maison de tisserands et l'ancienne gendarmerie (ancienne quincaillerie Thomas). En remontant, sur la droite, on a l'ancien château de la Chesnaye où, peut-être, furent signés les préliminaires du traité de la Jaunaye entre Stofflet, Hoche et l'Abbé Bernier.
d) Les vestiges de la voie romaine se trouvent sur la route de La Séguinière.
e) En continuant la rue Pasteur, en direction de Chemillé, on arrive à la chapelle Saint Tibert (3 kms environ). Des dépliants sont à la disposition des visiteurs. Cette chapelle, érigée au XVIème siècle à la suite d'un conte merveilleux, contient aussi les restes de l'ancien autel de l'église.
f) Les ruines du château du Cazeau : (environ 3 kms sur la vieille route de Cholet). Cette bâtisse formait un vaste édifice avec une chapelle seigneuriale et une enceinte fortifiée entourée de larges douves que franchissaient deux ponts-levis. Deux tours du XVème siècle sont encore debout puisqu'un incendie allumé par les troupes de Kléber a ravagé l'édifice lors de la bataille de Cholet, en octobre 1793.