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1° Situation géographique : canton de Beaupréau (13 km), arrondissement de Cholet (12 km) et département du Maine-et-Loire (55 kms d'Angers)

2° Aspect géologique : plateau de roches primaires (altitude de 100 à 170 m) coupé par la vallée de l'Evre.

3° Origine du nom : du latin Ulmetum (Ormeraie) avec différentes variantes au cours des siècles (Ulmerium ; Ecclesia del Ulmeto : Parrochia d'Oulmay : Ecclesia Sancti Michaelis Olmai. Le nom actuel date de 1881 : on installe à cette date le service des postes et du télégraphe. On devait distinguer la commune d'un autre May situé en Normandie.

4° La Préhistoire : le territoire était habité dès les temps préhistoriques puisqu'on a retrouvé de nombreux outils en pierre taillée (coups de poings et pointes de flèches). Un splendide menhir (situé sur la commune de Trémentines, mais à la limite du May) vient confirmer cette certitude.

5° L'histoire : des vestiges d'une voie romaine (route de la Séguinière) et le nom "Ulmetum" attestent d'une présence romaine aux premiers siècles de notre ère. Lors des invasions barbares du Vème siècle, le May est christianisé et dépend de Poitiers. Le seigneur de Chemillé est alors le protecteur temporel de la paroisse (Elle englobe Bégrolles et Saint Léger sous Cholet) qui lui verse les impôts féodaux.

Au XIIème siècle, ce sont les moines de Saint Michel-en-l'Herm qui dominent la paroisse qui sera rattachée au diocèse de La Rochelle jusqu'à la Révolution.

Au XIVème, la construction de l'église actuelle est entreprise.

Au XVème et XVIème siècles, s'affirme l'emprise des seigneurs du Cazeau. La culture du lin est introduite dans les campagnes. Les guerres de religion sont néfastes : l'église est incendiée et l'abbaye de Bellefontaine est en partie détruite.

Aux XVIIème et XVIIIème siècles, on trouve au May des tisserands et des tanneries. Les toiles transitent par Cholet et sont dirigées sur les ports voisins de Nantes, de La Rochelle ou de Bordeaux. Le May est converti en profondeur par les missions de Louis-Marie Grignon de Montfort dont une croix reste encore à côté du collège.

A la Révolution, les cahiers de doléances sont parfaitement conformes aux plaintes des autres paroisses du royaume. Les poursuites contre les prêtres réfractaires vont faire basculer la population dans la contre-révolution. Les batailles et diverses représailles vont décimer la population (234 morts en décembre 1793). L'église est épargnée car elle sert de grange à foin, mais les maisons des tisserands et le château du Cazeau sont incendiés.

Au XIXème siècle, la paroisse panse ses plaies : on reconstruit lentement, l'agriculture se remet en place et les tisserands retrouvent leurs métiers. On déplace le cimetière pour construire les grand' rues actuelles vers 1840. Bégrolles et Saint-Léger font sécession. Une école et une mairie sont construites. En 1898, la gendarmerie qui était implantée quitte la commune.

Au XXème siècle, les usines de chaussures s'implantent. Elles feront la prospérité de la commune jusqu'aux années 1980. C'est aussi la naissance de l'Energie sous l'impulsion du Chanoine Tessèdre. En 1946, un collège est créé. La disparition des usines de chaussures génère une variété d'activités économiques.

  Que visiter ?


Tout doit partir du parvis de l'église.

 a) l'église : c'est un bâtiment gothique qui a été construit au XIVème siècle, à l'emplacement de la chapelle du prieuré dépendant de l'abbaye Saint-Michel-en-l'Herm (Vendée). Les murs obliques épaulés par de larges contreforts, le clocher trapu confèrent à l'édifice l'aspect robuste qui caractérise les églises des Mauges de l'Ancien Régime. L'église est restaurée au XVIème siècle (charpente) et au XVIIIème siècle où le clocher est doté d'un beffroi et d'une toiture en bulbe. En 1860, l'édifice est jugé trop petit pour les paroissiens. Malgré le mouvement de reconstruction qui caractérise les Mauges au XIXème siècle, le bâti ancien est ici conservé. L'architecte Duvêtre fait agrandir les transepts et le chœur  (un commentaire écrit est disponible à l'entrée). En face, le bâtiment de la poste est daté (1790). C'était la maison de Louis Fizeau, le premier maire du May sur Evre.

b) La maison natale du Général Tharreau qui s'engage dans les armées révolutionnaires en 1792 et qui trouvera la mort en 1812 en Russie lors de la bataille de Borodino. Cette rue est aussi bordée d'anciennes maisons de tisserands dont les caves assuraient une température et une hygrométrie constantes aux travaux de tissage.

c) La rue Pasteur avec ses maison de tisserands et l'ancienne gendarmerie (ancienne quincaillerie Thomas). En remontant, sur la droite, on a l'ancien château de la Chesnaye où, peut-être, furent signés les préliminaires du traité de la Jaunaye entre Stofflet, Hoche et l'Abbé Bernier.

d) Les vestiges de la voie romaine se trouvent sur la route de La Séguinière.

e) En continuant la rue Pasteur, en direction de Chemillé, on arrive à la chapelle Saint Tibert (3 kms environ). Des dépliants sont à la disposition des visiteurs. Cette chapelle, érigée au XVIème siècle à la suite d'un conte merveilleux, contient aussi les restes de l'ancien autel de l'église.

f) Les ruines du château du Cazeau : (environ 3 kms sur la vieille route de Cholet). Cette bâtisse formait un vaste édifice avec une chapelle seigneuriale et une enceinte fortifiée entourée de larges douves que franchissaient deux ponts-levis. Deux tours du XVème siècle sont encore debout puisqu'un incendie allumé par les troupes de Kléber a ravagé l'édifice lors de la bataille de Cholet, en octobre 1793.

trois petits points©2004   Informations Légales

Mairie du May Sur Evre 2004/2005